08.06.2008

Cette semaine, lisez National Hebdo !

une1246.jpgNational Hebdo consacre, cette semaine, un article à la campagne cantonale de Fréjus pour laquelle David Rachline sera le candidat des patriotes.

21.03.2008

QUELQUES BONNES ET RAISONNABLES RAISONS D'ESPÉRER

1762397815.jpgIl y a les élections reines et les autres. Les cantonales font partie des autres. Les Français n'y comprennent souvent pas grand-chose, les conseils généraux étant souvent confondus avec leurs homologues régionaux, sans même relever que ces assemblées sont reconduites par morceaux. Raison de plus pour en scruter les résultats au plus près.

Parlons franc. Cette élection est dans la droite ligne des autres. Avec le plus délicat des résultats : entre deux eaux. L'avantage d'un succès ou d'un échec réside en sa clarté. Dans le premier cas de figure, on est conforté dans ses choix; dans le second, on sait que le tir doit être d'urgence rectifié. Mais là ... L'histoire du verre à moitié vide ou moitié plein. Selon que vous serez optimiste ... Ou pas. Tout d'abord, on saluera le courage de ceux et celles qui auront été au carton; il fallait le faire. A ce titre, il conviendra aussi de remarquer que les commentaires les plus acerbes viennent, justement, de ceux et celles qui n'y sont pas allés, tant il est vrai que la critique est aisée et que ceux qui ne font pas de bêtises sont ceux qui, généralement, ne font rien. Exemple, le camarade David Rachline, même pas en âge de voter pour Jean-Marie Le Pen, le 21 avril 2002 qui, à Fréjus, fait 12,50 % à l'élection municipale et 10,77 % dans le canton de Grimaud : « Si nous faisons bonne figure, c'est parce que j'ai tenu à revenir aux fondamentaux du Front national [En 1972, il n'était à peine plus qu'un regard égrillard dans l' œil de son père], soit un populisme patriote. J'ai dû un peu bagarrer pour pouvoir m'adresser à tous mes électeurs, quelles que soient leurs origines et leur religion. Résultat, nous sommes entre 16 et 20 % dans des coins où les Français dits de souche sont loin d'être majoritaires ... » A contrario, un autre camarade, Yves Daoudal, qui ne campe pas exactement sur ces positions-là, frôle la barre des 10 % (9,55 %), sur le canton de Bonnières-sur-Seine, dans les Yvelines. Qu'en conclure? Que les deux ont raison ? Ou tort ? Qu'une option n'exclut pas forcément l'autre? Ou qu'il faille seulement adapter le discours frontiste au gré du corps électoral·? La vérité est peut-être que le Front national, tel qu'indiqué par son intitulé, demeure un "front" et non pas un "parti". Et que diverses tendances y ont de longue date cohabité, en plus ou moins bonne intelligence. Et qu'il revient, c'est bien normal, à Jean-Marie Le Pen, de siffler la fin de la récréation lorsque besoin est : « Le seul fondamental du Front national consiste en l'amour de la France », affirmait-il récemment à notre confrère Minute. Vaste programme. Flou ou rassembleur ? Peut-être. Mais qui pourrait mieux dire ? Personne.

Alors, puisque l'auteur de ces lignes aurait plutôt tendance à juger le verre à moitié plein qu'à moitié vide, on se réjouira des résultats qui suivent, grâce auxquels on sait qu'au bar de la joie de vivre, les meilleurs de nos camarades de combat peuvent encore nous remettre la tournée - et que ceux qui seront oubliés veuillent bien nous pardonner d'avance. Jean-Claude Varanne à Mantes-IaVille (Yvelines) 11,20 %. Richard Jourdan, à Pont-de-Vaux (Ain), 15,96 %. Elisabeth Henrotte, à Oulchy-le-Château (Aisne), 26,90 %. Aimé Deléglise (quel joli nom), à Varilhes (Ariège), 12,38 %. Magalie Fernet, à Lusigny-sur-Barse (Aube), 14,42 %. Fabienne Catelin, à Saint-Hilaire (Aude), 13,86 %. Marie-Claude Aucouturier, à Marseille-Saint-Mauront (Bouches-du-Rhône), 17,23 % . Nathalie Labecki, à Aubigny-sur-Mere (Cher), 16,38 %. Pierre Jaboulet-Verchères, à Beaune (Côte d'Or), 10,79 %. Antoine Peyret-Lacombe, à Velines (Dordogne), 10,41 %. Sophie Montel, à Hérimoncourt (Doubs), 13,71 %. Bernard Pinet, à Romans-sur-Isère (Drome) 11,85 %. Manuel Debu, à Senonches (Eure-et-Loir), 13,10 %. Yvan Margueritte, à, Corbière - un nom de pinard, ça remonte le moral- (Gard), 19,46 %. Nadine Voloscenko, à Salies-du-Salat (Haute-Garrone), 13,19 %. Christian Roche, à Coutras (Gironde), 10,87. %. Jean-Philippe Delmotte, à Saint-Pons-de- Thomières (Hérault), 16,71%. Monique Planche, à La Tour-du-Pin - comme l'un des pontes du catholicisme social - (Isère), 12,09 %. Hélène Rochefort, à Villeneuve-de- Marsan (Landes), 13,13 %. Marie Rey, à Saint-Just-Saint-Lambert, (Loire), 11,11 %. Pierre Cheynet, à Sainte-Sigolène - Sigolène, pas Ségolène ... - (Haute-Loire), 10,07 %. André Beaudouin, à Beaune-la-Rolande (Loiret), 18,70 %. Richard Gapski, à Saint-Germain-du-Bel-Air (Lot), 10,12 %. Micheline Guillotte, à Montebourg - pas Arnaud du PS, mais la ville (Manche), 10,08 %. Audrey Garcia, à Ville-sur-Tourbe (Marne), 28,12 %. Régis Agrain, à Saint-Blin-Semilly (Haute-Marne), 19,02 %. Bruno Bilde, - grand rabatteur de signatures en 2002 et 2007 pour le Président Le Pen - à Verdun-Est (Meuse), 13,18%. Christophe Bege, à Sarralbe (Moselle), 12,11 %. Marcel Stephan, à Lormes (Nièvre), 20,21 %. Sylvie Goddyn, à Roubaix (Nord),12,64 %. Michel Quignon, à Grandvilliers (Oise), 16,25 %. Daniel Reichert, à Courtomer (Orne), 19,20 %. Brigitte Descamps, à HéninBeaumont (Pas-de-Calais), 17,50 %. Jean-Yves Police, à Bischwiller (BasRhin), 15,98 %.Patrick Binder, à Mulhouse-Ouest (Haut- Rhin), 15,43 %. Daniel Gourdin, à Vénissieux (Rhône), 13,43 %. Patrice Jaffray, à Saint-Sauveur - quel joli nom, une fois de plus - (Haute-Saône), 13,25 %. Bernard Baudino, à Seyssel (Haute-Savoie), 14,54 %. Catherine Salagnac, au Petit-Quevilly - chez Laurent Fabius - (Seine-Maritime), 8,84 %. Frédéric Laurant, à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne), 15,62 %. Jean-Philippe Jardin, à Chaulnes (Somme), 13,44 %. Raymond Pech, à Montech (Tarn-et-Garonne), 12,10 % . Laurence Monteil, à Toulon (Var), 12,23 %. Gérard Carlier,à Cavaillon (Vaucluse), 15,00 %. Monique Vieil, Chalus (Haute-Vienne), 15,70 %. Bernard Bazin, à Plombière-Ies-Bains (Vosges), 12,47 %. Michel Confland, à Charny (Yonne), 15,02 %. Roger Hleindre, à Tremblay-en-France, (Seine-Saint-Denis), 10,64 %. Jean-Michel Lemaire, à Luzarches (Val d'Oise), 11 ,56 %. On continue?

Oui, on continue. Because que parce que dans tous ces noms, et Dieu sait si nous avons dû en oublier, la nécessaire relève générationnelle pointe le bout de son nez. Après, on pourra tout dire. Que les grandes villes se "gauchisent", tandis que les campagnes auraient plutôt tendance à se "droitiser". Que les jeunes pousses tiennent leur rang et que les caciques campent sur leurs historiques positions électorales. Mais ce qu'il faudra dire avant tout, c'est que le Front national aurait pu se sortir plus mal de ces élections cantonales. Et que, sachant que chez nous, tout est toujours plus difficile que chez les autres, ces résultats ne suscitent plus que cette seule envie consistant à se retrousser les manches et à continuer d'aller de l'avant. En effet, quand le bateau prend l'eau, c'est à ceux qui s'obstinent à écoper sur le pont qu'il convient de prêter l'oreille ; et non à ceux qui, depuis longtemps réfugiés sur des chaloupes de secours, se mettent à la place d'un capitaine persistant à maintenir, envers et contre tout, le bon cap.

Nicolas GAUTHIER, National Hebdo, M
ars 2008